Quand la respectabilité se fabrique en brochures glacées et plaquettes CGP.
Pas le temps d’niaiser en cette rentrée 2025. Alors que certains font tout ce qu’ils peuvent pour conserver leur bronzage pour Patrimonia, le petit monde parisien gigote dans tous les sens. Deux plateformes de crowdfunding sont en train de boucler leur rachat, dont j’avais déjà parlé ici, tandis qu’une autre finalise la sortie d’un de ses fondateurs historiques. Mais si toutes les infos croustillantes de Patrimonia 2024 tournaient autour de Novaxia, et des (très longues) vacances de Joachim Azan en Espagne, c’est un autre gérant qui devrait être la scred’ vedette du salon au mètre carré plus cher que le triangle d’or.
Parce que si Altixia est toujours à vendre, Praemia (ex-Primonial) serait sur le point de fusionner avec Icamap, qui voudrait se développer vers le retail. Bridgepoint aurait déjà validé le principe de l’opération. Enfin, par fusion il faut entendre une reprise en main par les équipes de Guillaume Poitrinal. Une opération plutôt cohérente pour deux gérants qui ont en commun d’avoir passablement énervé leurs plus gros clients, et qui permettra à Marc Bertrand, après La Française, Amundi et Praemia, de se retrouver dans un gérant à la hauteur des performances qu’il délivre. Sauf si, comme (probablement) Laurent Fléchet, il doit quitter l’entreprise. Peut-être qu’il reste une place chez BNP Reim.
Mais la newsletter du jour, elle, prend place au tribunal judiciaire de Paris où l’on croise peu de gérants, et de moins en moins de startups. Ce matin néanmoins, le Crédit Agricole y passera une tête dans l’espoir d’obtenir une transaction dans l’affaire de CumCum (quelle histoire ça encore...). Et un étage plus bas débutera le procès avec le plus gros nombre de parties civiles depuis l’affaire SFAM (quelle histoire ça encore, encore) : el famoso Aristophil.
Et comme dans ce (long) édito, comme dans la plupart des histoires qu’on raconte ici (ou ailleurs), c’est avant tout une histoire de mauvais gérant qui frôle l’escroquerie (ou la touche, on verra ce que disent les juges) et de distributeurs qui ne voient pas le problème avant qu’il ne soit trop tard.
Mais pour une fois, peut-être que les investisseurs retail obtiendront gain de cause.