Révélations sur une dynastie née avec des étiquettes de prix, coulée par une pyramide de crédit.
L’histoire du jour arrive avec quelques jours de retard. Quelques jours qui font que Zero Bullshit n’est pas paru la semaine dernière. Parce que le lancement de Meelton (mon écosystème de newsletters), que j’ai raconté il y a quelques semaines, prend pas mal de temps, et c’est lui qui permet à Zero Bullshit, qui n’est pas rentable, de paraître. Sauf que sortir une newsletter comme celle du jour, ça prend un temps important.
Parce que l’histoire du jour débute un matin d’hiver, quand une source m’envoie des documents confidentiels sur la probable chute de Saks qui se prépare. Des dizaines de documents. Des milliers de pages. Dont des procédures et des machins techniques pas toujours lisibles pour qui n’est pas expert en procédures US et canadiennes (donc moi).
C’est d’ailleurs ces échanges qui m’ont poussé à lancer un peu plus tôt que prévu le portail Zero Bullshit pour les sources. Parce que l’informateur avait un besoin absolu d’anonymat, et que les documents ne pouvaient pas être traités à la légère ni même diffusés avant d’être largement nettoyés, faute de griller la source.
Désormais, l’outil est disponible pour tous.
Il permet à quiconque de donner anonymement ou non une information, des documents, etc., de dialoguer avec moi et de recevoir des réponses avec une confidentialité absolue.
Donc, en cas de saisie ou de réquisition judiciaire, il n’y aura rien à récupérer. D’autant qu’à plusieurs reprises, des personnes citées ont tenté d’attaquer Zero Bullshit pour obtenir des identités, ce que j’ai systématiquement refusé.
Désormais, et pour des raisons de sécurité, l’intégralité des informations et des conversations avec des sources passera par ce portail. Et c’est évidemment en lien avec les nombreuses tentatives de piratage récentes qui ont eu lieu sur mes comptes de réseaux sociaux, e-mail, etc.
Toujours est-il que grâce à cette source, je suis en mesure de vous documenter l’une des faillites les plus retentissantes de ces dernières années. Un empire du luxe qui pèse des milliards, planté par un homme qui n’en est pas à son coup d’essai, avec un palmarès business sur lequel semble lorgner Frédéric Merlin depuis quelques temps…
Voici donc les coulisses de la chute de Saks. Et pourquoi le sort de l’entreprise était en réalité scellé depuis 18 mois.
Notes de la rédaction
EDIT 24/01/26 18H19 : correction de l’édito qui était la version brouillon