Un bâtiment vide sur un ancien canal, et 2'300 actionnaires pour garantir le loyer.
Enquête · Crowdfunding
La semaine dernière, les inscrits à la levée de Brique House ont reçu un mail intitulé « Tu compte laisser la tournée à ton voisin ? ». La brasserie lilloise tenter de lève 3 semaines sur Crowdcube, à 6,31€ l’action. Un peu moins de 2’500 investisseurs ont posé près d’1.9M€ à ce jour dans la campagne qui a été prolongée.
En Écosse, 7 mois plus tôt, les administrateurs judiciaires de BrewDog ont vendu la brasserie 33M£ à Tilray, et les « Equity Punks », ses petits actionnaires recrutés par crowdfunding, n’ont rien touché. Brique House se réclame du même esprit punk. Son cofondateur, Baptiste Dufossez, signe ses posts « Ni Dieu, ni fade 🏴☠️ », et ses mails de campagne appellent la communauté à « rejoindre l’armée ».
Sauf que derrière cette communication guerrière se trouve une myriades de sociétés qui en sont à leur 4e levée en crowdfunding pour compenser les fonds que les professionnels ne veulent pu poser. Et qui finit chez Tudigo et Crowdcube.

L'auteur principal de cette newsletter a, par le passé, été prestataire, directement ou indirectement, de plusieurs acteurs du crowdfunding, cités ou non.
L'auteur principal de cette newsletter est investisseur dans plusieurs projets sur Tudigo et Crowdcube.