Et combien ça coûte de rester en vie ?
Depuis quelque temps le mot défense revient un peu partout. Dans les médias, dans les hauts sommets, et même dans les VC, dont certains tentent de boucler avec le retail ce qu’ils n’avaient jamais réussi à boucler avec les instits. M’enfin, on va pas commencer cette édition en parlant de Marwan Lahoud qui pourrait bien en avoir une juste pour lui.
Ce qui est étonnant, c’est l’étrange euphémisme du mot.
En France, on a eu un ministère de la Guerre, de 1791 à 1946, qui est devenu le ministère de la Défense. En 2017, Macron a choisi de le renommer ministère des Armées. Je n’ai pas trouvé la raison exacte, mais le nom avait déjà été utilisé en 1958 puis en 1973, soit à des périodes pas ouf ouf en termes de paix.
Reste qu’il est rigolo ce mot.
Parce que depuis un an maintenant, il est question de financer cette défense, de consacrer 5% de son PIB à la défense, et que ce pognon, il sert ni à construire des murs avec des fils barbelés, ni à coller William Saliba et Antonio Rüdiger aux frontières pour arrêter les attaquants.
Il s’agit bien d’acheter des armes. Et une arme, ça sert autant à attaquer qu’à se défendre.
L’idée n’est évidemment pas de faire un énième appel pour la paix, ou une ode de hippie à fleurs, mais de comprendre les aspects économiques des conflits.