Pourquoi faut-il repenser le statut PSFP en urgence ?
Y’a quelques jours, le patron d’une grosse société de gestion me demandait pourquoi j’écrivais des newsletters.
Pas pour trouver des clients. Mes conneries quotidiennes suffisent pour ça. Personne ne me trouve deux fois plus intéressant ou pertinent parce que j’écris la version longue d’une analyse.
Pas pour gagner du pognon. Zero Bullshit m’a coûté plus cher en procédures (12,5K€) que ce que ça me rapporte (11,8K€). Et passer 1 ou 2 jours sur une rédaction, c’est clairement pas rentable. Même si la pub aide, désormais.
Pas pour la fame. Même avec 74’000 abonnés (merci au fait), une newsletter ça fait pas des likes ou des commentaires.
Peut-être pour le fun. J’avoue que j’aime entrer dans des sujets compliqués, chercher, et surtout trouver. C’est pas plus cool que monter à cheval ou jouer à la pétanque.
Mais surtout parce que j’y crois. J’aime l’épargne. J’aime les épargnants. J’aime imaginer qu’ils prennent des décisions éclairées. J’aime croire qu’on peut leur proposer des placements utiles et intéressants pour eux. Même si j’ai vu de l’intérieur à quel point le système est pourri parce nombre de personnes qui ne pensent qu’à leur communication ou leurs frais, et que globalement ça ne profite jamais aux particuliers.
Pourtant, c’est pas entièrement vrai. Y’a plein de boites, grosses comme petites, qui proposent des solutions cool, et d’ailleurs c’est avec elles que j’ai envie de travailler. Et raconter mes conneries ici ou sur LinkedIn permet de leur montrer qu’on est alignés sur nos opinions.
Reste que le crowdfunding (un peu comme les SCPI) c’est un sujet que je traite de manière régulière, depuis 3 ans. J’avais alerté sur les royalties de Bricks dès 2022. Puis sur leurs levées de fonds. Puis sur le futur retournement du marché du crowdfunding fin 2022, puis des SCPI début 2023. Commercialement, c’était complètement con. Plusieurs de ces acteurs auraient pu être mes clients.
Aujourd’hui j’ai pas vraiment le cœur de dire « je vous l’avais bien dit ». Parce que ceux qui payent ne sont toujours pas les responsables. Ni les intermédiaires. Ni les opérateurs. Ni les régulateurs. Ni les journalistes. Ni moi, d’ailleurs. Ce sont des dizaines et des dizaines de milliers de particuliers qui vont se faire plumer d’un milliard d’euros à cause du crowdfunding. Après en avoir perdu plusieurs milliards à cause de certaines SCPI.
En tout cas, je crois que c’est pour ça que j’écris sur Zero Bullshit. Et pour porter cet engagement, je ferai une annonce à la fin de cette newsletter (ça tease sévère).
Disclaimer conflit d’intérêts : de manière directe ou indirecte, j’ai également été amené à travailler contre rémunération pour plusieurs acteurs du crowdfunding ou du crowdequity, y compris certains cités dans la newsletter.