Isabelle Adjani a repris la gérance d'Isia le 4 septembre 2012, pour une société qui n'avait plus rien à vendre. Le bureau où l'unique salariée tenait le siège seule a fermé en 2014, avec un actif de zéro, et le passif, selon son avocat, c'est l'actrice qui l'a payé, caution de sa propre société. 700K€.
En février 2013, alors que ses comptes sont gelés depuis deux mois, elle demande de l'aide à un ami. Mamadou Diagna Ndiaye, homme d'affaires sénégalais, futur membre du Comité olympique, et parrain de son fils. Il lui prête 2M€ sur 10 ans, sans intérêts, afin de solder le passif de ses sociétés, et les dettes contractées en lien avec son ex-mari.
C'est ce prêt qui est devenu son procès public de ces dernières années. Le fisc n'y a pas vu un prêt mais une donation déguisée. Le 14 décembre 2023, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamnée pour fraude fiscale. La cour d'appel a confirmé le 1er juillet 2026. Elle s'est pourvue en cassation.
Son avocat David Lepidi ramène ce prêt à sa source :
« Si elle n'avait pas croisé ces gens-là sur sa route, il n'y aurait même pas eu d'audience. »
Isabelle Adjani confirme.
« Tout est parti de là. »
Un « cauchemar à vouloir maintenir que c'est une donation et pas un prêt, alors que je rembourse », explique-t-elle27.
Elle, elle rembourse encore. Le contrat prévoyait un solde au 31 décembre 2022. « Je me suis échinée à rembourser », dit-elle.
« J'en suis à 1,3 million sur 2. »
Binant, lui, est déjà loin. Pendant plusieurs années, Globe a facturé ses prestations à une petite medtech lyonnaise. En avril 2014, alors que les procédures Isia sont toujours en cours, il se retrouve propulsé à la tête de Biom'Up.
Ce qui sera l'histoire du 3e épisode.