💥 Zero Bullshit

Étienne Binant : l'homme qui a fait tomber Jack Lang

En février, cette histoire a été racontée en quelques jours, et réduite à deux noms connus. Celui qui a signé, géré et encaissé n'en était pas.

Enquête · Épisode 1

Zero Bullshit a été créé précisément pour sortir ce type d'enquête : longue, complexe, risquée, précise, technique, mais qui permet d'avoir un regard différent sur plusieurs actualités qui ont fait la une des médias à différentes étapes.

Pendant au moins 3 épisodes, Zero Bullshit vous racontera l'histoire d'Étienne Binant et de son compagnon Sébastien Grandin, qui grenouillent depuis 15 ans entre les hautes sphères de la culture, la haute bourgeoisie parisienne et le monde silencieux des medtechs.

L'enquête a débuté après une première alerte à la fin de l'été 2025, alimentée par quelques sources. Elle s'est accélérée en février lors de la publication des Epstein Files, puis de nouveau durant l'été grâce à d'autres signalements. Plus de 13 mois de travail. 1'399 fichiers. 67'974 pages. 4,74 Go de documents. 131 personnes interrogées. 42 sociétés analysées dans 7 pays.

En février, cette histoire a été racontée en quelques jours, et réduite à deux noms connus. Celui qui a signé, géré et encaissé n'en était pas. Il est resté « un certain Étienne B. », puis « un personnage secondaire », puis plus rien. Cette enquête part de là.

Et cette histoire est toujours la même. Un couple qui inspire confiance, un patrimoine qu'on lui confie, un entourage qui ne vérifie rien, et de l'argent qui s'arrête en route.

Elle débouche sur une relecture de la chute de Jack Lang, sur les fonds détournés d'une légende du cinéma français et sur une biotech dépouillée sous les yeux attendris (et fermés) de Bpifrance. Tout ça aux côtés de quelques politiques de premier plan et de quelques énarques médiatiques, en finançant l'Opéra de Paris avec de l'argent supposément détourné, entre Paris, Londres et Los Angeles, en première classe.

Conflits d’intérêts : cette enquête a été rendue possible par plusieurs mécènes qui ont financé une partie du temps d’investigation et des achats nécessaires. S’ils ont bénéficié d’une partie des révélations majeures en amont de la publication, ils n'ont jamais influencé la rédaction, n’y ont jamais participé et n’ont jamais eu accès aux éditions avant leur publication.

Une note avant de commencer

Une note avant de commencer. Cette enquête va parler, à plusieurs reprises, du fait qu'Étienne Binant et Sébastien Grandin sont un couple. La décision de parler de l’orientation sexuelle de plusieurs acteurs de l’enquête a été prise après une longue réflexion.

Pourtant nous avons hésité à le mettre ?
Parce que dans une histoire où Jeffrey Epstein apparaît, le mot « sexualité » n'est jamais neutre, et parce que dire de quelqu'un ce qu'il n'a pas dit lui-même s'appelle un outing, qui peut avoir des conséquences.

Pourquoi l’information est divulguée ?
Parce que ce n'est pas un détail de leur vie privée. Leur PACS figure dans des documents publics liés à leurs sociétés, leur relation est connue de tous les acteurs de cette histoire, et elle en porte une partie. C'est à deux qu'ils entrent dans les cercles où tout se joue, et ce sont souvent les mêmes cercles, d'un épisode à l'autre. Taire ce fait rendrait plusieurs chapitres incompréhensibles. D’autant plus que la relation n’a rien de cachée et, évidemment, n’est ni problématique, ni honteuse.

Pourquoi l’information est importante pour d’autres acteurs ?
L'enquête ne suggère à aucun moment que des relations sexuelles ou amoureuses aient joué un rôle dans ce qu'elle décrit : ce n'est pas le sujet, personne en un an d'enquête n'a affirmé une chose pareille.
L'orientation de qui que ce soit d'autre que le couple n'est mentionnée que dans 2 cas : quand la personne l'a rendue publique elle-même, ou quand le récit ne se comprend pas sans elle.

Étienne Binant · Sébastien Grandin · leurs sociétés