Retour sur l'effondrement à 65M€ d'une des plus grosses proptechs françaises.
Depuis la remontée des taux, l’écosystème startup tremble. Parce que ce modèle d’entreprise est basé sur le financement de leur croissance par des fonds de venture capital (VC) qui tentent de récupérer leur mise x10 x50 voire x100, espérant avoir investi dans le prochain Facebook.
Ce modèle a une limite qui porte un nom : le runway. C’est-à-dire l’espérance de vie financière d’une entreprise en fonction de sa trésorerie. Entre 2019 et 2022, chaque startup connaissait sa date limite, et donc à quel moment boucler son tour de financement.
Le retournement de marché a tout changé.
Et il y a des entreprises particulières touchées par ce changement : les fintechs et les proptechs.
Parce qu’une hausse des taux a pas mal de conséquences :
À la croisée des mondes, on retrouve évidemment les réseaux de mandataires comme IAD, qui ont pu gérer leurs couts parce que leurs créateurs de valeurs ne sont pas salariés, mais également les nombreux vendeurs de locatifs clé en main.
Mais pourquoi ImAvenir, Bevouac, Investisseur Locatif, Ouiker, Beanstock ou Masteos ne sont pas dans la même situation début 2024 ?
Parce que la plupart des startups qui galèrent depuis quelques mois, sont celles qui ont levé des fonds. À l’instar de Hosman (10M€ levés) qui serait au bord du dépôt de bilan, les 65M€ levés par Masteos n’auront pas suffi à sauver l’entreprise.
Et si, en réalité, c’est même ça qui avait causé sa perte ?