💥 Zero Bullshit

Cachez ce risque que je ne saurais voir

Quand l’enfer de la communication est pavé de bonnes omissions.

La communication n’est pas toujours un métier facile. Et ça m’arrange bien, ça me fait travailler ! Mais à l’instar de la santé, du tabac ou de l’alcool, nombre de métiers liés à la finance, à l’épargne, à la banque ou à l’immobilier sont réglementés. Leur communication également.

Cela amène pas mal de difficultés. Dans un contexte international, c’est une énorme distorsion de marché. Nombre de PSAN1 dénoncent d’ailleurs régulièrement la réglementation qu’on leur impose pour gérer ou vendre des cryptos et communiquer dessus, alors que des acteurs étrangers non régulés viennent faire n’importe quoi. Y compris communiquer à des Français, en français via des influenceurs français, comme la plateforme Bitget… pourtant sur liste noire de l’AMF2.

Mais même chez les acteurs régulés, certains font preuve d’un peu de largesse avec les textes, quand ils ne s’assoient pas carrément dessus, notamment en faisant parler d’autres à leur place.

Avant de commencer, il me semble important d’apporter quelques précisions.

  • Cette newsletter utilise des exemples nominatifs issus de communications professionnelles. Il ne s'agit en aucun cas d'un règlement de compte ou d'un jugement sur des personnes, entreprises, produits ou services.
  • Les faits sont présentés sous un angle marketing et réglementaire, selon ma propre analyse. A l’exception des sanctions prononcées, mes écrits n’indiquent en rien que les agissements pourraient/vont être réprimés par un régulateur.
  • Les personnes citées le sont dans le cadre dans le professionnel, et en aucun cas cette newsletter ne doit être un prétexte pour les diffamer ou les harceler.

D’ailleurs, la réflexion autour de « faut il ou non citer les personnes » est également survenue la semaine dernière, suite à la newsletter sur Ledger. Parmi les retours, j’ai eu celui d’un cofondateur qui a mal pris la publication pour 3 raisons :

  • Les chiffres de cashout seraient faux ;
  • Il est nommément cité ;
  • Je lui mettrais une « cible dans le dos ».

J’ai anonymisé plusieurs noms, mais ma position a toujours été de :

  • Ne pas pas anonymiser ceux se s’exposent volontairement dans le cadre de leur entreprise ;
  • Ne pas anonymiser ceux qui apparaissent dans des documents publics, ou facilement accessibles ;
  • Anonymiser les personnes qui sont citées pour illustrer quelque chose qui n’est pas au cœur de l’histoire ;
  • Anonymiser les sources ou témoins, sauf à ce qu’ils acceptent l’inverse ;
  • Citer clairement les sources publiques, notamment les journalistes et leurs médias.

Chaque média a visiblement sa propre religion sur le sujet. Mais pour ma part, et je l’ai à plusieurs fois redis, citer une personne dans le cadre d’un échec, n’est pas dénigrer une personne. A plusieurs reprises quand j’ai parlé des chutes de Luko, Masteos, Ynsect ou d’autres, j’ai reçu des messages du type : « Oui mais eux au moins ils ont essayé » ou « C’est pas de la faute de [nom du CEO] ». Certes. Je n’ai jamais accusé nommément personne d’un échec, et quand bien même, ça ne remettrait pas en cause l’intégralité de ses compétences ou qualités. Et oui, c’est forcément plus facile d’analyser un échec après coup. Mais ça ne rend pas le contenu moins pertinent pour autant.

Sur ce : bonne lecture.

Illustration de la newsletter « Cachez ce risque que je ne saurais voir »

Notes de la rédaction

Note : cette publication étant longue, tu peux l’ouvrir dans ton navigateur en cliquant ici.